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Mes textes
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Ton bateau à la dérive
    L'amour, on ne sait jamais comment ça vient, quand ça
commence et quand ça fini ? On a beau être averti, avoir
une idée, de l'expérience, des souvenirs, on ne sait
jamais... L'amour, on a beau l'avoir connu, l'avoir vécu, on
ne saura jamais ! L'amour peut nous tuer ou nous
reconstruire, nous abattre ou nous rajeunir. L'amour peut
être de passage. L'amour peut nous signer un bail à vie.

Toi, tu ne connaissais pas l'amour et je croie que tu ne
l'as jamais connu. Toute ta vie, ton bateau avançait en eaux
calmes, il filait son petit bonheur sans histoire, Toute à
coup, la bourrasque inattendue le surprend, le menace. Tu as
perdu la maîtrise, tu as chaviré.

Tu étais devenu une sorte d'épave. Ton bateau n'obeissait
plus à tes visées. Quand j'ai vu tes yeux la première fois,
ces deux étoiles qui sombraient ainsi dans des mers
inconnues. Il y avait tant de détresse en eux, que je sentis
fondre aussitôt mon coeur à leur envoûtant contact. Et c'est
à cause d'eux que j'ai commencé à t'aimer. C'était
l'automne, je croie... Dans la nuit déjà il pleuvait sur nos
deux vies. Comme tu étais triste, en me suppliant du regard.
Ce soir-là, tes yeux , j'aurais dû les emporter avec moi,
bien loin de tout et de tous, afin de les bercer, de les
consoler, de les mettre pour toujours à l'abri de toute
tempête. J'aurais dû les ensevelir bien au chaud sur mon
coeur,   afin qu'ils ne subissent jamais plus les soirs de
veille, les nuits décevantes et les matins sans soleil.

Depuis, je les aime tes yeux, quand ils me rappellent les
plus beaux pays du monde. Tes yeux, comme ils devaient être
las avant que je les embrasse de tout mon être ! Comme ils
seront humains quand ils s'éveilleront à l'amour, Et comme
je les aimerai d'avantage, quand ils auront appris la vraie
manière de pleurer ! Tu auras tant de talent mon cher amour,
le jour ou tu pourras enfin payer de tes larmes le prix de
la raison de toute ton existence ! Je les aime tes yeux,
quand ils gouflent les voiles de notre bateau et nous
conduissent au port tranquille des eaux calmes intérieures.

Après tous ces moments de panique, j'ai su apprivoiser les
vents, ceux-là mêmes qui voulaient te jeter à la mer. Mon
coeur ainsi bien ancré au tient comme une bouée, a su faire
sortir ton bateau qui était échoué sur les récifs meurtriers.
Ce soir, avec ton coeur dans mes bras, dans mes pensées.
Je pense à tous ces coeurs desespérés qui attendent
un coeur promis. Un coeur, quel   beau cadeau à recevoir,
Moi, je m'accrochais désespérément au tient, parce que
je savait qu'il était las et entrain de se noyer.
    Le mien tout neuf ne connaissait rien, il n'était pas
abîmer, il n'avait jamais aimé. Le tient fatigué avait besoin
du mien. Alors, je l'ai greffé au mien. Cela s'est fait tout
simplement, une opération sans douleur. Cela s'est fait tout
doucement, a cause de toutes ces étoiles qui illuminaient
tes yeux, a cause d'une main tendue, d'un sourire invitant,
d'un amour tout prêt à se donner.

Je t'en supplies, ne va pas le rejeter à la mer !
Car il y a toujours quelque chose de plus fort que la coque
d'un bateau, de plus fort que la tempête, de plus fort que
la mort: L'AMOUR.

  L'amour un jour s'enflamme, le lendemain il se refroidit,
une semaine plus tard il reprend sa course, et finalement
il se remet à vibrer quand pourtant il s'était pourtant juré
d'oublier; ou recommence à ce taire quand il croyait pouvoir
s'animer de nouveau. On se dit que c'est fini et voilà que
tout recommence. On se prend à admettre intérieurement et
presque malgré soi: ( Mais, je l'aime encore ! ). Un jour il
est là.. et le lendemain.. Ton bateau a pris la mer, tu es
parti seul. Moi, j'oublie le mien, parce que je n'ai jamais
su monter ou descendre à bon port. Au fait, nous
somme toujours de bien mauvais voyageurs dans de telles
conditions. Je croie que je me suis un peu reconnue en toi,
et j'ai probablement confondu: pitié et amour.

  Tu es parti, et combien sont nombreux ceux qui restent...
prisonniers du quotidien, esclaves de leurs peurs, Et c'est
au milieu d'un foule que je me sens la plus seule, mais la
plus à l'abri. Ton abri à toi, c'est la fuite. Mais, je
n'ai jamais entretenu de haine au dedans de moi,
d'avoir trop aimé. J'aurais eu honte. Mon seul crime aura été
d'avoir trop aimé, oui, quelqu'un de particulier, quelqu'un
qui aimait sa liberté, son bateau.   Quelqu'un plus courageux
que je ne le pensais, que j'envie malgré tout. C'est d'un
banal... et d'un passionnant en même temps !
suite
J'ai écrit ce texte en 89...
Ma mère avait un cancer généraliser et on lui donnait 3 mois a vivre.
J'allais souvent dans les bois pour pleurer un bon coup....
J'avais trouver un arbre pour m'acotter et une fleur a qui me confier....
Margueritte
Le contexte ou j'ai écrit ce texte......
    J'ai rencontré Margueritte dans les bois, elle était seule assise au pied d'un arbre, à son ombre, isolée de ses semlable, sans amies. J'ai cueilli dans mon coeur chacune de ses pétales blanches à mesure qu'elle me les offrait. Je suis allée par la suite, la voir si souvent, inquiéte de la savoir solitaire. J'y ai passé tellement d'heures cette été la, à la regarder, l'admirer, à respirer son doux parfum.
  Sur mon chemin d'une quête de silence et de solitude dans les bois, elle ma attrapée et apprivoisée. Je lui ai demandé de devenir ma confidente, mon amie. Son pollen en fut tout remué, ses pétales agités brassaient un tel nectar que marguerite en à rougie. Le soleil tous les matins l'entourait de ses rayons, comme des bras protecteurs. Galarneau amoureux, lui aussi de Marguerite, y dépose tous les jours sur ses lèvres mouillées de rosée, un baiser si brûlant que par ses feux entreprenants, exités Marguerite s'étalait ouverte. Amoureuse, avec beaucoup de pudeur, elle retrousse ses feuilles vertes, comme des bas de nylon d'une femme. A ma vue, elle a haussé la tête pour me saluer, un peu embarrassée que je l'ai vue faire l'amour. Nous avons parlé, elle à sauter mon cou, ses racines ont plongé dans mon coeur et ses pétales se sont déployés. C'est depuis ce temps que Marguerite me fait partager son parfum.
  Nous parlons ensemble de nos secrets. Je sais que Marguerite aime la pluie, elle adore tout particulièrement se chauffer au soleil, elle aime être admirée et pourquoi pas aimée. Nous avons tous besoin d'être aimés, même une petite fleur et tout spécialement seule. Je la laisse souvent flirter, elle aime tant la visite de ses amies les abeilles. Leurs dards ne la piquent jamais, mais lui font tant de bien, qu'elle me dit. J'en profite pendant ses escapades pour me coucher sous l'ombre de son vieil arbre solitaire, qui tous les jours la regarde pousser, vivre et respirer. J'aime tellement les arbres et celui-ci tout spécialement.
  Tient ! Voilà Marguerite qui revient de son escapade. Quand nous nous retrouvons, il me semble que, nous somme encore mieux ensemble. Souvent, je dois chasser ses ennemis les insectes indésirables, pris sur sa tige. S'ils la blessent, sa peine devient la mienne. Souvent, elle s'amuse à me rappeler, que je suis trop morose pour une belle journée de printemps. Même quand je reviens avec une autre belle fleur dans mes mains, elle ne se fâche pas, elle sait que j'aime les fleurs, toutes les fleurs et elle n'est pas jalouse. Seulement, elle me réprimande un peu, en me disant: ( Qu'une fleur c'est beau quand sa demeure sur sa tige. ) Je fus surpris par cette phrase, mon Grand-père m'avait déjà dit cela et ceci m'avait beaucoup marquée. Et pourtant la vue d'une belle fleur me fait souvent oublier: ( que si tu la coupes, elle meurt.) Vue de cet angle, je n'y avais jamais pensé. Malgré cela, marguerite m'aime bien et je l'aime aussi.
  Nous somme si bien ensemble. Quelques fois quand j'emprunte d'autres chemins dans les bois et que je passe tout droit, je sens qu'elle a un pincement au coeur, une de ses pétales tombe comme une larme et cela me fait mal à moi aussi. Je m'arrête aussitôt et retourne vers Marguerite. Elle est devenue dépendante de moi et cela me fait peur. Et comme le Petit Prince de St-Exupéry. Je me sens un peu responsable de ma fleur. Elle me parle avec tant de poésie, m'inspirant.
Elle me rend jalouse en me parlant de Galarneau son amant, qui tous les matins prend un bain d'aurore avec elle, qui chante avec elle le midi et rit à l'horizon le soir venu. Oui, je suis jalouse, car c'est ma fleur, ma petite fleur, accrochée à mon cou et plantée dans mon coeur. L'autre jour pendant que je l'avais laissée avec ses amies, un gros bourdon est venu lui faire la cour. La pauvre petite était presque penchée jusqu'à terre, au bord de la panique, blême et humiliée. Je l'ai protégée, mais le gros bourdon ma piquée, cette blessure que j'ai eu, a fait mal à Marguerite. Elle ma serrée si fort, que j'ai crû que sa tige allait se couper, issue fatale pour elle. Je lui ai expliqué, que cela était normal que je la protége, puisqu'elle était mon amie. Elle à continué à me serrer affectueusement, puis elle s'est endormie émue par tant d'émotions. J'ai placé quelques feuilles sur elle pour la border, j'ai chassé une petite mouche indésirable et l'ai regardée dormir. Je l'ai admirée longtemps avant de partir. Je n'osais pas bouger, ni n'osais la caresser de peur de la réveiller.
Qu'elle amie cette marguerite ! Parfois quand je la laisse seule, je m'éloigne et admire le paysage, je la regarde s'ébattre dans les champs, jouer avec les grandes herbes, embrasser les oiseaux mouche, parler avec l'abeille, flirter avec le soleil, elle joue avec ses amies. Quelques fois, j'aimerais être un papillon pour rouler sur ses hanches, gonfler ses fesses, la voir et sentir son souffle a mon oreille. Avoir une fleur comme amie c'est unique. Et pourtant, j'ai détruit cette amitié, cet amour... Comme l'automne approchait, marguerite avait froid, elle était malade. Elle ce mourait à l'arrivée de l'hivert. Moi, je pleurais à la regarder mourir. Marguerite buvait mes larmes comme à une fontaine. Elle buvait les yeux fermés, c'était doux cette eau, elle était pour elle bien autre chose qu'un aliment. Elle était née de ma peine, elle était bonne pour son coeur, comme un cadeau précieux. Elle me disait alors: que l'on pouvait tout trouver dans un peu d'eau comme celle-là.... Et moi je ne comprenait pas. L'hivert allait arriver bientôt et marguerite allait mourir.
Marguerite me fit promettre d'abréger ses souffrances en la coupant de sa tige la première neige venue. Hier, il à neigé, pour la première fois de ma vie, je n'ai pas trouvé beau ce spectacle qui ma toujours enchantée. Un flocon de neige est venue mourir sur ma joue et de son envol un peu fou, une larme è coulé, j'ai beaucoup pleuré. Je suis allée voir marguerite, j'ai secoué ses quelques rares pétales qui lui restaient. J'ai soufflé avec mon haleine pour la réchauffer. Je l'ai fait boire de mes larmes, elle ma regardée gravement et ma entourée de ses racines. Je pouvait sentir qu'elle tremblait, je pouvais entendre son petit battement de coeur faible comme celui d'un amour qui meurt. Elle me dit: ( J'avais bien peur que tu ne tiennes pas ta promesse et que tu ne vienne pas.) Et je me suis sentie glacée et je comprie. En un éclair j'arrachais marguerite de la terre gelée, elle ne cria pas. Elle tomba au pied de son arbre, ça ne fit aucun bruit à cause de la neige. J'ouvrais les yeux et la vit, là.... Je ne me souvenais pas d'avoir fait le geste, mais je l'avais fait. Je venais de tuer marguerite. A genou sur le sol blanc, je pleurais toute les larmes de mon corps. C'était bien plus que des larmes. Pourquoi aimer, quand on sait que cet amour est perdu et impossible ? Mais je ne regrette pas cet amour....
J'ai creusé un trou, j'y ai déposé doucement marguerite et puis l'ai recouvert de neige. Au cerceuil de mon coeur, l'hivert vient donner la suite. J'ai regardé autour de moi une dernière fois, comme pour fixer en moi ces images, ce paysage dans ma mémoire. Plus jamais je ne referai ce chemin et au printemps prochain; touverais-je une autre marguerite ? Née de ses racines, de notre amour, nourrie par mes larmes, ou transportée par l'abeille et l'oiseau-mouche. Je ne sais pas si je pourrai revenir encore ici... car c'est ici qu'est morte Marguerite...
FIN
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